Escalier 2

Aller, quelques photos de l’escalier maintenant qu’il est fini.

Petit rappel des contraintes : un poêle de masse en dessous, sur lequel on ne peut pas s’appuyer, une cloison doublement courbe (verticalement et horizontalement) en terre paille (donc molle) avec juste 3 montants verticaux sur lesquels s’ancrer. Et enfin, un solivage droit. Et avec tout ça, il fallait faire un escalier courbe se plaçant dans la continuité de l’escalier amorcé par le poêle de masse. Rajoutez à ça deux artisans, qui ne se connaissent pas, n’ont pas parlé entre eux et sont intervenus à 1 an d’intervalle pour une même pièce… Bref, bien des difficultés.

Si le principe d’utiliser le solivage pour suspendre les marches de l’escalier était acté dès le départ, Baptiste (ferronnier à Blois) a trouvé LA bonne solution pour le limon : des barres d’acier de longueur et de largeur différentes, soudées entre elle et suivant ainsi la courbe de la cloison, ce qui permettait de monter le limon au fur et à mesure. Ce limon est ancré en 3 points sur les montants en bois de la cloison ronde. Les marches sont balancées afin de conserver la courbure de la cloison tout en les suspendant en leur extrémité à un axe parfaitement droit. C’est à notre goût beau, très très très bien fait, ca ne bouge pas du tout et qui plus est, on ne sent pas la différence (si ce n’est un peu de souplesse) quand on passe du poêle à l’escalier suspendu. La grande classe.

 

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tomettes 3

Aller, quelques photos des tomettes…

Parquet du pallier

Le mois de janvier a été l’occasion de réaliser le parquet du pallier, à l’étage. Rien de bien nouveau d’un point de vue technique, et je vous renvoie vers les autres posts sur la mise en œuvre du parquet : ici, ou là. J’en profite cependant pour compléter un peu les informations que l’on avait donné avec un petit schéma technique (ci dessous).

parquet

Un point à noter pour le dernier rang de parquet : comme il n’est pas possible de visser dans la languette, le vissage sur les lambourdes se fait par le dessus, à travers la latte du plancher. Potentiellement, les vis sont donc visibles, ce qui n’est pas beau. Pour éviter ça, on réalise un avant-trou de diamètre 8 sur environ 1 cm de profondeur. Puis, nous vissons le parquet en plaçant la vis dans cet avant trou. La tête disparait ainsi dans l’épaisseur du parquet. Il ne reste plus qu’à colmater le trou en utilisant soit une pâte à bois, soit un morceau de tourillon en bois de diamètre 8 également, que l’on coupe à ras. Une fois poncé, ca passe très bien.

Y’a plus qu’à poncer tout ça….

 

 

Tomettes 1

Juste quelques photos pour partager la pose des tomettes en cours. On a fait appel à un maçon d’ici pour faire tout ça, cela nous paraissant nécessiter une certaine maîtrise technique. Je ne dis pas que ca ne peut pas s’apprendre, mais n’ayant jamais été très doué avec la planimétrie, j’avais peur de me galérer pour un résultat pas top. En outre, il y a des trucs et astuces à connaître, et là, il faut vraiment être du métier.

Les tommettes sont posées sur chappe chaux, réalisée à l’avancée, c’est à dire que la chaux est préparée afin de faire quelques mètres carrés de chappe puis on pose immédiatement les tomettes dessus, un coup de maillet suffisant à les ancrer dans la chaux. Notez qu’on a utilisé la même que pour la dalle, à savoir de la chaux blanche St Astier NHL 5. Pour le mélange, dans la mesure où c’est le maçon qui le fait, je n’ai malheureusement pas d’info à vous donner.

Après une semaine de travail, il a quasi fait tout le salon du rez de chaussée. C’est t’y pas beau ?

Cloison terre paille, méthode 2

Petit addendum aux derniers articles concernant les cloisons terre paille. Il s’agit juste de deux petits schémas montrant d’autres méthodes de banchage. Nous les avons toutes deux employées.

Dans le premier cas, le banchage repose sur de petites cales (en orange), traversées par les vis permettant l’accroche de la banche au montant. La paille, lorsqu’elle mise en place dans la banche, passe donc devant le poteau en bois et l’enserre. Deux tasseaux verticaux (en jaune) visseés l’un sur l’autre maintiennent également la paille. Le tassement de la paille est primordial, car il assure la cohésion de l’ensemble. Les fibres doivent être diposées le plus horizontalement possible, et se glisser dans le moindre interstice, et en particulier autour des liteaux verticaux. Le tassement n’est pas fait au centre, mais contre les bords.

banchage 1

Dans la seconde méthode, la banche est fixée directement sur le poteau vertical. Il n’y a donc pas de cale et la paille ne repasse jamais devant les poteaux, ne l’enserrant pas. Il faut donc particulièrement soigner le tassement de la paille contre les banches, et veiller à ce qu’elle se prenne bien autour des liteaux verticaux car eux seuls la maintiendra. La mise en place d’une entretoise horizontale entre les poteaux qui compressera également la paille verticalement peut être intéressante. Elle pourra être placée tous les 50 cms.

banchage 2

Fermacell

Pour la salle de bain de l’étage, qui sera en fait la seule prête pour notre emménagement, nous avons installé du fermacell sur les murs. Il est fixé sur une ossature en liteaux et comporte des joints vifs. Il faut préciser qu’on n’a pas trouvé de Fermacell à Bord Aminci (BA) par chez nous, ce qui aurait eu ma préférence. Mais le système à joint vif (où on laisse 5 mm entre chaque plaque) n’est pas inintéressant, et ca se fait bien avec de petites cales. Les joints sont ensuite remplis avec un enduit spécifique (vendu sous la marque Fermacell également). Lire la suite