Premier hiver

Petit compte rendu de ce premier hiver (et quasi premier été dans la maison).

Avouons le, on n’a pas foutu grand chose ;-). On est rentré dans des conditions correctes certes, mais sans rangement, et tout est encore à moitié en carton. Donc on a surtout commencé par aménager l’arrière cuisine à minima, le bureau pour ranger les bouquins, etc. Les salles de bain ne sont pas terminées, il reste encore des enduits à faire dans le salon et l’escalier et les chambres des enfants sont pour le moins spartiates…Bref, encore pas mal de boulot en perspective…

Chauffage et confort hivernal

On a consommé pour cet hiver entre 5 et 6 stères de bois, maintenant une température à l’intérieur entre 18 et 21 °. La gestion du poêle n’est pas simple, car comme il fonctionne à l’inertie, une chauffe ne se fait sentir dans la maison que quelques heures plus tard. Ainsi, en chauffant le soir, la température maximale du poêle est atteinte en toute fin de nuit, ce qui n’est pas le moment où on en profite le plus. L’idéal serait vraiment de pouvoir faire une chauffe le matin, qui permettrait à la température de la maison de monter au plus haut en fin de journée.
Enfin, il n’est pas toujours évident d’anticiper sur les vicissitudes climatiques et les variations d’ensoleillement et de température extérieure. On a parfois « sauté » des jours de chauffe alors qu’on aurait dû chauffer, entraînant un bon refroidissement de la maison, et parfois chauffé alors qu’on aurait pu s’en passer, entraînant une légère surchauffe. Bref, pas simple.

Les grandes baies, malgré le fait qu’elles soient en triple vitrage, refroidissent nettement l’ambiance et la sensation de froid est bien perceptible. On a passé tout l’hiver sans rideau, mais je pense que l’année prochaine, il nous faudra investir histoire de gagner un peu en confort. En outre, on a sans doute sous isolé la dalle, ce qui fait que le sol est froid. Il nous faudra peut être intervenir en périphérie en ajoutant de l’isolant par l’extérieur.

Par contre, bien que nous n’ayons pas installé de VMC, l’hygrométrie de la maison n’a jamais dépassé 60%. La plupart du temps, nous étions aux environs de 55%, ce qui est ma foi très satisfaisant.

Chaleurs estivales

Si, il peut faire chaud en Sologne ! Et avec les grandes baies vitrées, les surchauffes dans la maison peuvent arriver. Globalement, nous constatons une différence de près de 3 degrés entre le haut et le bas dans les plus chaudes journées (25 en bas, 28 en haut). Les débords et brises soleils ne sont manifestement pas suffisants pour nous permettre de bien nous protéger. Et en l’absence de volets, difficile d’occulter.

La chambre donnant à l’est et au sud dans l’angle est celle qui apporte le plus de chaleur à l’étage. Elle reçoit en effet le soleil durant toute la matinée et la partie sud pendant une bonne partie de la journée. A l’ouest, des masques solaires (arbres) nous protègent bien du soleil du soir, ce qui évite une trop grosse montée en température.

Là encore, pour atteindre un confort optimal, il nous faudra compléter notre installation, notamment par la pose de volets. Pour l’instant, une canisse posée sur le bandeau du rez de chaussée et une autre suspendue devant la baie à l’est limite les apports solaires. Mais cela demeure encore insuffisant.

Petits désordres

Enfin, de petits désordres sont apparus au cours de l’hiver. Nous avons en particulier assisté à un phénomène de condensation sous le bardage du débord de toit, la présence de gouttelettes trahissant la présence d’eau sus jacente. L’origine de cette condensation n’est pas clairement établie. Il pourrait s’agir d’une fuite de vapeur d’eau depuis le haut des murs, vapeur qui se trouve ensuite coincée par le bardage. Mais cela pourrait aussi être dû à un problème de ventilation, le bardage n’ayant en effet pas été ventilé. En attendant, cela signifie qu’il va falloir revoir tout ça.

Et puis, nous avons également constaté la présence de capricorne dans une des poutres du salon. Celle ci, particulièrement généreuse en aubier, a été de fait privilégiée par cette sale bête (il n’y a apparemment  qu’un individu). Un traitement est en cours, nous verrons bien ce que cela donnera.

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Consuel OK

Oh quelle bonne nouvelle : le consuel est passé et il a validé l’installation. Youpi ! On va pouvoir se brancher de manière définitive.

La visite a duré une vingtaine de minutes.

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tableau electrique

Dans un premier temps, le contrôleur a regardé le tableau électrique. Il a vérifié que les connections aux interrupteurs et disjoncteurs étaient bien faites, mais également le bornier de terre. Il a également vérifié que les sections de câbles qui alimentent le tableau étaient correctes : le câble qui part de l’interrupteur de branchement (le truc en bas avec le bouton rouge) est en 10 mm2, tandis que ceux qui alimentent les interrupteurs différentiels (les trucs en tête de chaque ligne)  sont en 6 mm2.

Il n’a pas fait de remarques concernant le tableau de com au dessus qui n’est pas fini (loin de là) ni sur les trous dans le tableau (je n’ai pas mis les caches). Je craignais qu’on n’ai pas gardé assez de réserve dans le tableau mais il n’y a pas eu de remarques là dessus non plus.

Le fait que le tableau soit sur du bois et que les fils soient protégés par des éléments en médium n’a pas posé de problème non plus. Tout comme notre fil à gauche sur la photo, qui est l’alimentation actuelle de la maison fournie gracieusement par notre voisine (un grand merci à elle) et qui vient se connecter en haut du tableau, à l’arrache.

IMGP3293Une fois ceci fait, et après avoir constaté que certains serrages étaient un peu légers, il a commencé à tester toutes les prises de terres avec un testeur de continuité. Il a ainsi déambulé dans la maison en touchant avec la fiche de son testeur les prises de terre. Si ca bipait, c’était bon (et ca tombe bien, ca a toujours bippé). Il a même testé cette prise là (photo de gauche), posée dehors de manière un peu légère j’avoue, mais ca n’a pas posé de problème. Il en a profité pour regarder les sorties de nos luminaires extérieurs, actuellement une simple gaine se terminant dans un boitier étanche.

Il a également ponctuellement testé les prises de terres de certaines DCL, en particulier lorsque celles ci se trouvaient facilement à sa portée. Il a également démonté deux interrupteurs, afin de voir ce qu’il en était des connections à l’intérieur des boitiers.

Puis, il a vérifié la qualité de notre prise de terre et a procédé à sa mesure. Le résultat est des meilleurs, puisque nous atteignons à peine 5 ohms (la limite admissible pour la prise de terre est de 100 ohms).

IMGP3281Enfin, il a bien entendu regardé d’un peu plus près les installations électriques dans les salles de bain. En haut, il a vérifié que la baignoire était en plastique, a testé la terre de la DCL au mur, et jugé que la prise électrique était assez loin de la baignoire. En bas, alors que la salle de bain est loiiiiiiin d’être terminée, il a constaté la présence de la cloison en siporex sur toute la hauteur qui sépare la douche du reste de la salle de bain et le fait là aussi que la prise électrique se situe loin de celle ci.

Il m’a demandé si le cabanon était électrifié, ce à quoi j’ai répondu non et qu’il faudrait que je songe à le faire, et après ça, il a dit « parfait, c’est bon pour moi ! » (et moi j’ai fait « oooooouuuuufffffffff !! « )

Ainsi, il a principalement vérifié la propreté des circuits, que la terre était bonne et bien connectée partout, que les salles de bains étaient correctement agencées. Il n’a pas tiqué sur le fait que je n’ai pas pu mettre de DCL partout (notamment dans le salon, entre les poutres), ne m’a demandé aucun plan, aucun schéma technique. Son objectif était manifestement de vérifier la sécurité de l’installation, et ce fut bon.

ERDF et coffrets

Voilà une tuile qui nous tombe sur le coin de la figure. Ce qui est bête parce que bon, y’en a pas beaucoup des tuiles sur cette maison.

Pour résumer : ERDF nous supprime notre compteur de chantier.

Alors, cela demande quelques explications.

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Escalier 2

Aller, quelques photos de l’escalier maintenant qu’il est fini.

Petit rappel des contraintes : un poêle de masse en dessous, sur lequel on ne peut pas s’appuyer, une cloison doublement courbe (verticalement et horizontalement) en terre paille (donc molle) avec juste 3 montants verticaux sur lesquels s’ancrer. Et enfin, un solivage droit. Et avec tout ça, il fallait faire un escalier courbe se plaçant dans la continuité de l’escalier amorcé par le poêle de masse. Rajoutez à ça deux artisans, qui ne se connaissent pas, n’ont pas parlé entre eux et sont intervenus à 1 an d’intervalle pour une même pièce… Bref, bien des difficultés.

Si le principe d’utiliser le solivage pour suspendre les marches de l’escalier était acté dès le départ, Baptiste (ferronnier à Blois) a trouvé LA bonne solution pour le limon : des barres d’acier de longueur et de largeur différentes, soudées entre elle et suivant ainsi la courbe de la cloison, ce qui permettait de monter le limon au fur et à mesure. Ce limon est ancré en 3 points sur les montants en bois de la cloison ronde. Les marches sont balancées afin de conserver la courbure de la cloison tout en les suspendant en leur extrémité à un axe parfaitement droit. C’est à notre goût beau, très très très bien fait, ca ne bouge pas du tout et qui plus est, on ne sent pas la différence (si ce n’est un peu de souplesse) quand on passe du poêle à l’escalier suspendu. La grande classe.

 

tomettes 3

Aller, quelques photos des tomettes…

Parquet du pallier

Le mois de janvier a été l’occasion de réaliser le parquet du pallier, à l’étage. Rien de bien nouveau d’un point de vue technique, et je vous renvoie vers les autres posts sur la mise en œuvre du parquet : ici, ou là. J’en profite cependant pour compléter un peu les informations que l’on avait donné avec un petit schéma technique (ci dessous).

parquet

Un point à noter pour le dernier rang de parquet : comme il n’est pas possible de visser dans la languette, le vissage sur les lambourdes se fait par le dessus, à travers la latte du plancher. Potentiellement, les vis sont donc visibles, ce qui n’est pas beau. Pour éviter ça, on réalise un avant-trou de diamètre 8 sur environ 1 cm de profondeur. Puis, nous vissons le parquet en plaçant la vis dans cet avant trou. La tête disparait ainsi dans l’épaisseur du parquet. Il ne reste plus qu’à colmater le trou en utilisant soit une pâte à bois, soit un morceau de tourillon en bois de diamètre 8 également, que l’on coupe à ras. Une fois poncé, ca passe très bien.

Y’a plus qu’à poncer tout ça….

 

 

Tomettes 1

Juste quelques photos pour partager la pose des tomettes en cours. On a fait appel à un maçon d’ici pour faire tout ça, cela nous paraissant nécessiter une certaine maîtrise technique. Je ne dis pas que ca ne peut pas s’apprendre, mais n’ayant jamais été très doué avec la planimétrie, j’avais peur de me galérer pour un résultat pas top. En outre, il y a des trucs et astuces à connaître, et là, il faut vraiment être du métier.

Les tommettes sont posées sur chappe chaux, réalisée à l’avancée, c’est à dire que la chaux est préparée afin de faire quelques mètres carrés de chappe puis on pose immédiatement les tomettes dessus, un coup de maillet suffisant à les ancrer dans la chaux. Notez qu’on a utilisé la même que pour la dalle, à savoir de la chaux blanche St Astier NHL 5. Pour le mélange, dans la mesure où c’est le maçon qui le fait, je n’ai malheureusement pas d’info à vous donner.

Après une semaine de travail, il a quasi fait tout le salon du rez de chaussée. C’est t’y pas beau ?